Honey,
Je sais bien que j'oublierais pas tout d'un coup comme ça, il le sait aussi.Il y a parfois des personne qui te laisse une chance sans rien attendre en retour. "Si tu n'y arrives pas ben c'est pas grave. On aura essayer, on aura rien à regretter. Et peut-être qu'à ce moment là, tu pourras vraiment dire qu'il est irremplacable." C'est les mots qui m'ont séduite, ceux qui m'ont fait croire qu'il existait encore des gens comme lui, parfait. Parce que oui, il l'est : PARFAIT. Toi, tu étais loin de l'être, tu ne te préoccupais pas de mes états d'âme, ni de la façon dont ma mère allait devoir me ramasser à la petit cuillère ce soir là. Ta seule préocupation a été de jouer avec moi pour mieux me détruire, mais je t'en veux pas. Parce que je sais que ce n'était pas voulu, que ce n'était pas ton but. T'as jamais voulu me faire du mal... J'aime penser qu'un jour, je t'oublierais, que tu ne seras plus qu'un ami dont je me souviendrais vaguement, j'aime osé espérer aussi qu'un jour on sera fait l'un pour l'autre, que tu t'en rendras compte. J'ai conscience qu'un "nous" à peu de chance d'exister mais je sais que si on lui laissait ne fusse qu'un soupçon d'espoir et de chance, ce serait puissant... Plus fort que tout. Mais je crois que j'ai trop espérer et trop attendu. Alors, oui, peut-être que je ne suis bonne qu'a ça : t'aimer. Mais pourquoi ne pas essayer d'en aimer un autre. J'ai rien à perdre, vu que je n'existe déjà plus pour toi. Ma vie ne doit pas ressembler à un été sans soleil uniquement parce que tu n'es plus là, je dois me laisser vivre. Tu ne m'as jamais considéré comme une amie, soit j'étais plus, soit j'étais rien. Moi, je t'ai toujours considéré comme mon sauveur, celui qui m'avais fait redonné goût à la vie... C'est assez paradoxale de savoir que finalement, c'est aussi toi qui m'a fait perdre goût à la vie. Ce fameux soir où je t'ai finalement revu après plus d'un an sans apercevoir la moindre parcelle de toi. Ce fameux soir où je t'ai vu avec elle. J'étais déprimé et extrèmement mal, alors, j'ai bu... Il n'y avait pas d'autres solutions qui se présentaient à moi. Puis, un gars est venu près de moi, un mec gentil qui m'a fait arrêté de boire... Alors je lui ai expliqué mon histoire, notre histoire. La seule chose qu'il a trouvé à me répondre c'est "drague autre chose ", c'est pas le genre de chose à dire à une personne amoureuse. Ce jour là, je t'ai écrit mon ultime lettre, ce que je fais ici, n'est que la suite logique mais la seule que je peux partager les autres resteront dans le troisième tiroir de mon bureau... Peut-être qu'un jour je te les donnerai, un gros paquet de feuilles manuscrites et peut-être qu'un jour, tu passeras une nuit à toutes les lire. En attendant, je suis en mode "j'oublie"... Et avec l'antidote que j'ai, ton image n'est pas prête de réaparaître dans mon esprit.
Tu me manques toujours, mais je n'ai plus envie de te dire que je t'aime.